Foire aux questions sur la grippe aviaire – réponses de Intervet International en date du 1 mars 2006

1 March 2006

Actualisation des FAQ du 22-02-2006 (voyez question 15)


Déclaration relative à la décision prise par la Commission européenne :

Intervet accueille favorablement la décision de la Commission européenne du 22 février 2006 d’approuver les plans de vaccination contre la grippe aviaire proposés par les gouvernements français et néerlandais. Intervet soutient cette décision. La vaccination préventive des volailles élevées en liberté permet de contrôler le risque dans les zones où les probabilités de contact avec les oiseaux sauvages sont les plus élevées. Intégrée dans un programme de contrôle global, la vaccination contribue de manière significative à contrôler la grippe aviaire et réduit la propagation du virus. 

1. Comment se fait-il que vous ayez un vaccin contre la souche H5N1, responsable de la grippe aviaire ? 

Intervet produit des vaccins H5 suffisamment proches du virus H5N1 actuel pour induire une protection. 

2. Combien de temps faut-il pour qu’un animal soit protégé par la vaccination ?
 
Après une vaccination, les oiseaux doivent acquérir une immunité. Nous possédons des éléments qui indiquent que la protection commence dès 1 à 2 semaines après la vaccination. Après 3 semaines, la protection est mesurable ; elle culmine environ 5 semaines après le vaccin et se prolonge jusqu’à un an lorsqu’on procède à une seconde vaccination 4 à 6 semaines après le premier vaccin. 

3. Existe-t-il d’autres méthodes d’administration que l’injection ? 

Les vaccins utilisés actuellement sont des vaccins inactivés, ce qui signifie que le virus est rendu inoffensif. Pour obtenir une bonne réponse immunitaire, il doit être injecté. Intervet examine les possibilités d’administration massive du vaccin, par exemple par des sprays ou dans l’eau. Cela exige toutefois de développer un nouveau type de vaccin, par ex. en faisant appel à des méthodes de biotechnologie. Les projets de recherche en sont au stade des balbutiements et il faudra du temps pour qu’un tel produit soit enregistré puis commercialisé.
 
 
4. Comment distinguer les animaux vaccinés des animaux infectés ? 

Le vaccin Intervet est basé sur une souche différente (H5N2) de celle du virus actuel (H5N1). Un vaccin H5N2 déclenche chez l’animal vacciné la production d’autres anticorps que lors d’une infection au H5N1. Ces anticorps peuvent être détectés à l’aide d’un test.

En principe, trois méthodes de test sont disponibles :

-  À petite échelle, pour un screening sélectif, un test fondé sur le principe DIVA peut être utilisé. DIVA est l’acronyme de « Differentiating Infected from Vaccinated Animals » (différentiation des animaux infectés et vaccinés). Il s’agit d’un examen sérologique basé sur le fait que la souche utilisée pour le vaccin (H5N2) est différente de celle rencontrée chez les animaux infectés (H5N1). Dans le passé, ce test a été abondamment utilisé par les autorités italiennes. 
- Une autre possibilité ou une méthode complémentaire de contrôle de la présence du virus consiste à laisser quelques oiseaux non vaccinés dans la population d’une ferme (oiseaux sentinelles). Ces oiseaux doivent être clairement identifiés pour garantir l’efficacité de la surveillance. Cette méthode a été utilisée avec succès, par exemple dans la campagne d’éradication en Italie et à Hong Kong. En outre, elle a également été employée lors du repeuplement des fermes avicoles aux Pays-Bas après l’épisode de 2003. 
-  Pour la surveillance à grande échelle, on peut avoir recours à la réaction RT-PCR (reverse transcription-polymerase chain reaction). Cette technique détecte des parties du génome viral. Elle a été utilisée pour des screenings à grande échelle dans les pays vaccinateurs (Italie et Hong Kong) ou non vaccinateurs (notamment les Pays-Bas).

5. Une vaccination peut-elle masquer une infection sur le terrain ?

Les volailles vaccinées peuvent malgré tout se faire infecter. Une minorité des oiseaux est alors susceptible de rejeter dans leurs fientes une petite quantité de virus, trop petite toutefois pour infecter les autres oiseaux. Les critiques à l’encontre du vaccin se concentrent sur cette présence mineure de virus dans les excréments et ne tiennent pas compte du fait que les excréments ne contribuent pas à la propagation du virus. 
À Hong Kong, le vaccin Intervet a été utilisé de manière extensive dans les fermes infectées. La contagion y a complètement cessé dès le 18e jour après la vaccination. Les oiseaux vaccinés ne transmettaient plus le virus et ne se sont pas transformés en porteurs (des examens intensifs ont été réalisés).

Pour plus d’informations, voir notre site http://www.avian-influenza.com/.

6. Existe-t-il d’autres producteurs de vaccins contre la grippe aviaire ?

Au-delà d’autres sociétés commerciales, des gouvernements et d’autres institutions font de la recherche et de la production de vaccins. Au niveau international, les producteurs de vaccin contre la grippe aviaire sont Intervet, Merial et Fort Dodge (Wyeth).

7. Comment la grippe aviaire se transmet-elle entre les oiseaux et de l’oiseau à l’homme ?

Les oiseaux infectés éliminent de grandes quantités de virus dans leurs fientes, ce qui favorise la propagation. L’infection entre oiseaux s’effectue principalement par inhalation du virus lors de la respiration. D’un élevage avicole à l’autre, le virus se transmet principalement par contact avec des équipements contaminés et/ou par le déplacement des oiseaux et des êtres humains. L’homme peut être contaminé lorsqu’il est exposé à de grandes quantités de virus dans le cadre d’un contact intensif avec des oiseaux infectés. 

8. Peut-on manger en toute sécurité de la volaille inoculée avec du vaccin AI inactivé ?

 Déclaration Intervet
Pour garder les oiseaux en bonne santé, il est habituel de les vacciner contre diverses maladies. Les volailles vaccinées et leurs produits dérivés sont tout à fait PROPRES À LA CONSOMMATION. C’est également le cas pour les oiseaux vaccinés avec le vaccin d’Intervet Nobilis Influenza. Le délai d’attente du vaccin est de zéro jours (le délai d’attente est la période qui s’écoule entre la dernière dose de médicament administrée à l’animal et le moment où il peut être abattu pour être consommé, ainsi que ses produits dérivés).
 
 Déclaration d’une tierce partie indépendante
Le Centre néerlandais de nutrition (Voedingscentrum) confirme que la consommation de viande de volaille préparée et d’œufs ne présente aucun danger, même en période de prévalence de la grippe aviaire. C’est également le cas lorsque la volaille a été vaccinée contre cette maladie. Seules les personnes en contact intensif avec des oiseaux malades ou morts sont susceptibles d’être contaminées. De plus, le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour s’assurer que les volailles et œufs proposés à la vente ne contiennent pas le virus. Ces mesures visent à la fois à protéger le consommateur et à éviter la propagation de la maladie. Dans l’hypothèse peu probable où de la viande de volaille ou des œufs infectés seraient vendus, il convient de noter que le virus ne survit pas à la cuisson. 

9. Développez-vous régulièrement des vaccins contre la grippe aviaire ? 

Oui, nous produisons régulièrement des vaccins pour protéger les animaux contre la grippe aviaire provoquée par différentes souches plus fréquentes telles que H9, H5 et H7. 

10. Quelle est la quantité de vaccins disponible ? À quelle vitesse pouvez-vous en fournir ? Est-ce suffisant pour les pays actuellement atteints ? 

Nous produisons régulièrement le vaccin en question. Nous disposons de stocks suffisants pour faire face à nos ventes habituelles. En cas de hausse importante et subite de la demande, nous pouvons augmenter notre production. Dans ce cas, le délai de livraison peut varier de quelques semaines à quelques mois. Cela dépend du stade d’avancement de la production et de l’état de nos stocks au moment où nous enregistrons la commande. Seules les commandes en bonne et due forme peuvent être prises en considération. Nous ne pouvons pas garantir de livraison immédiate en cas de hausse de la demande.

11. Combien de temps faut-il pour produire de nouveaux lots de vaccins ? 

Dans des circonstances habituelles, il faut plusieurs mois, à partir d’un antigène adapté disponible de stock, pour produire un lot ayant satisfait à tous les tests de qualité requis. Si nécessaire, la production peut être accélérée mais prendra malgré tout plusieurs semaines.
Le vaccin doit être testé selon les normes européennes en vigueur pour les antigènes et le produit final. En cas d’urgence, le test du produit final peut être (partiellement) omis, moyennant l’approbation des autorités. Dans ce cas, le produit est disponible plus rapidement.

12. Où votre vaccin contre la grippe aviaire est-il produit ?

Intervet produit généralement ses vaccins AI au Mexique et en Espagne.

13. Comment la vaccination des oiseaux se déroule-t-elle en pratique ? 

Les oiseaux sont vaccinés par injection (sous-cutanée ou intramusculaire) d’un vaccin inactivé (basé sur H5N2).

14. Combien coûte la production d’une dose ?

Le prix de production d’une dose est de l’ordre de quelques eurocentimes. Dans le coût total d’une campagne de vaccination, le vaccin est un des éléments les moins chers. Une campagne mobilise de grands moyens financiers et beaucoup de travail. 

15. L’Allemagne a rapporté le cas d’un chat pouvant avoir été infecté par le virus de la grippe aviaire H5N1. Les chats peuvent-ils être vaccinés contre la grippe aviaire ? Disposez-vous d’un vaccin approprié ? 

Lors de l’apparition, au cours des années 2003-2004, du virus de la grippe aviaire A (H5N1) en Asie, des contaminations fatales chez des chats domestiques furent rapportées. Des études menées dans des instituts indépendants* ont également révélé que les chats domestiques risquaient de contracter la maladie ou de mourir du virus H5N1. Il a donc été recommandé d’empêcher que les chats vivant dans les régions infectées n’entrent en contact avec des oiseaux sauvages ou des volailles domestiques.

Intervet n’a pas encore mis au point un vaccin permettant de protéger les chats contre le virus H5N1. Cependant, des études préliminaires ont suggéré la possibilité de mettre au point un vaccin adapté à cette espèce.  

Le vaccin Nobilis Influenza contre la grippe aviaire mis au point par Intervet dans le but de protéger les oiseaux n’est pas indiqué (et n’est pas autorisé) pour les chats, qui sont plus sensibles à l’adjuvant utilisé.  

*(Rimmelzwaan et al_ 168 (1) 176 - American Journal of Pathology ;
Kuiken et al Avian H5N1 influenza in cats Science 2004 ;
Brown 168 (1) 6 - American Journal of Pathology)


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